-"Pour certains informaticiens, le vote électronique est anti-démocratique car il utilise une fraude indétectable. (...) Rop Gonggrijp a piraté une machine à voter, le modèle Nedap, le modèle national en Hollande et aussi celui qui est le plus répandu en France"

- Petite démonstration privée de fraude électorale: "28 kilos, c'est le poids d'une machine à voter de la marque Nedap. Rop en a acheté 2 exemplaires à une municipalité hollandaise pour 4000 euros la paire. Il est informaticien et convaincu que le vote électronique est une menace pour la démocratie. Il a donc décidé de montrer que le système est piratable. Devant nous, avec un simple tournevis, il ouvre la machine, retire une puce électronique qu'il remplace par une autre, identique en apparence mais qu'il a programmée lui-même. Craquer le code de fonctionnement lui a pris un mois de travail. Mais, désormais, il est opérationnel. Il peut pirater n'importe quel ordinateur de vote Nedap, en moins de 2 minutes. Vous les remplacez avec vos propres puces. Ce sont des puces qui ne coûtent pas grand chose et qui sont faciles à programmer. (...) Aux Pays-Bas, suite aux exploits de Rop Gonggrijp, une commission nationale a été mise en place. (...) L'Irlande, devenue suspicieuse a remisé au placard les 7500 machines qu'elle avait commandées à Nedap en 2004. En France, le nombre d'électeurs amenés à voter sur des ordinateurs augmente à chaque élection. Le 22 avril prochain vous serez 1 million (ndlr: Haute de Seine, Alpes Maritime, départements proches de Nicolas Sarkozy) à faire confiance à une machine électronique"

- Le Ministère de l'intérieur français répond que les machines à voter sont autorisées en France depuis 1969, qu'il n'y avait jamais eu de contentieux en France et que des contrôles rigoureux sont effectués par un organisme indépendant."

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